Vivre avec…

Le cancer du sein,
au quotidien,
pendant les traitements.

Chaque jour compte. Chaque geste peut faire la différence. Voici des repères concrets pour vous accompagner pendant cette phase exigeante.

Quand on est en traitement, tout change. L’énergie, l’emploi du temps, les priorités, le rapport au corps. On peut se sentir déréglé·e, en flottement.

Cette page a été pensée pour vous aider à poser un cadre rassurant autour de votre quotidien. Pas pour ajouter des règles, mais pour vous offrir des appuis.

Maintenir
une vie sociale.

Sommeil
et repos.

Alimentation adaptée et hydratation.

Sexualité
et intimité.

Soins du corps et effets secondaires.

La peau.

Les cheveux
et le cuir chevelu.

Les mains
et les ongles.

La bouche.

Les muqueuses intimes.

Vos limites, vos choix.

Vous traversez des traitements lourds. Votre corps change, votre énergie fluctue.

Dans ce contexte, poser vos limites n’est pas un caprice, c’est une nécessité. Vous avez le droit de décider ce qui vous convient, ce qui vous protège, ce qui vous aide à tenir. Personne ne vit votre parcours à votre place. Personne ne peut dicter votre rythme.

Acceptez les jours avec et les jours sans.

Certains jours, vous aurez l’énergie de sortir, de voir du monde, de cuisiner, de rire. D’autres jours, vous lever sera déjà un effort. C’est normal.

Votre énergie, vos émotions, vos envies peuvent varier d’un jour à l’autre, parfois d’une heure à l’autre. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est votre corps qui traverse des traitements lourds. Chaque jour est différent, et cela ne diminue en rien votre valeur.

Autorisez-vous à faire des pauses.

Vous n’avez pas à être disponible, courageux·se ou productif·ve en permanence. Prendre du recul, respirer, ne rien faire. C’est aussi prendre soin de soi.

Annuler un rendez-vous. Dire non à une sortie. Rester au lit une journée entière. Regarder une série sans réfléchir. Tout ça, c’est légitime. Vous rechargez vos batteries. Vous vous protégez. Vous faites ce qu’il faut pour tenir.

Vous n’avez rien à prouver.

Vous n’avez pas à répondre aux attentes des autres, à sourire quand vous n’en avez pas envie, à faire semblant d’aller bien pour rassurer votre entourage. Votre vécu est légitime. Votre rythme aussi.

Vous êtes déjà assez sollicité•é par votre corps. Vous traversez quelque chose de difficile. Personne n’a à juger la manière dont vous le vivez.

Posez vos limites sans culpabilité.

Si quelqu’un vous fatigue, vous pouvez écourter. Si une conversation vous pèse, vous pouvez la stopper. Si une visite s’éternise, vous avez le droit de dire « j’ai besoin de me reposer maintenant ».

Même avec des gens que vous aimez. Même si c’est maladroit. Protéger votre énergie n’est pas de l’égoïsme. C’est de la survie.

Lâchez prise sur ce que vous ne pouvez pas contrôler.

Vous ne pouvez pas contrôler la durée des traitements, les effets secondaires, les réactions de votre entourage. Mais vous pouvez contrôler votre manière d’y répondre.

Ce que vous acceptez. Ce que vous refusez. Ce à quoi vous consacrez votre énergie. Concentrez-vous sur ce qui dépend de vous. Le reste, laissez-le là.

Préservez
votre énergie.

La fatigue liée aux traitements n’est pas une fatigue ordinaire. Elle peut être intense, imprévisible, décourageante. L’écouter, c’est déjà prendre soin de vous.

Écoutez votre rythme.

Certains jours, l’énergie n’est pas là, c’est normal. Autorisez-vous à faire moins, à vous reposer, à dire non sans vous justifier. Vous n’avez pas à expliquer, vous avez le droit de ralentir.

Fractionnez les activités.

Inutile de tout faire d’un bloc. Une tâche courte le matin, une autre plus tard… L’important, c’est de rester à l’écoute de votre corps. Les micro-pauses (10 à 20 minutes) peuvent recharger vos batteries sans perturber votre journée.

Organisez vos journées selon votre forme du moment.

Repérez les moments où vous vous sentez un peu mieux pour les rendez-vous ou les appels. Gardez des plages libres pour ajuster si besoin. Certaines personnes ont plus d’énergie le matin, d’autres l’après-midi. Identifiez votre propre rythme.

L’activité physique douce, si possible.

Une courte marche, quelques mouvements d’assouplissement, respirer à la fenêtre… même dix minutes par jour peuvent faire du bien au corps et au moral. Pas d’exploit, pas de performance. Juste maintenir le mouvement quand c’est possible.

Étirements légers pour soulager les tensions.

Quelques mouvements simples le matin ou après une sieste peuvent aider à détendre le dos, les épaules, les jambes.

Pas besoin d’intensité, juste de régularité. Rouler les épaules, étirer les bras, respirer profondément : ça suffit.

Précautions
du quotidien.

Si votre immunité est basse. Certains traitements affaiblissent votre système immunitaire. Quelques précautions réduisent les risques d’infection.

Lavez-vous les mains fréquemment.

Avant les repas, en rentrant chez vous, après être allé·e aux toilettes. C’est le geste le plus efficace.

Évitez les lieux bondés si possible.

Transports aux heures de pointe, grands rassemblements. Si vous devez y aller, portez un masque et des gants.

Soyez attentif·ve à la fraîcheur des aliments.

Évitez les produits crus (lait cru, viande crue, poissons crus), privilégiez les aliments bien cuits. Lavez soigneusement les fruits et légumes.

Signalez rapidement tout signe d’infection.

Fièvre supérieure à 38°C, frissons, douleur inhabituelle : contactez votre équipe sans attendre.

Quand contacter votre équipe ?

Certains effets nécessitent une réaction rapide. D’autres peuvent attendre un peu. Voici les repères pour savoir quand appeler sans hésiter.

Contactez votre équipe rapidement si :

Fièvre supérieure à 38°C.

Prenez votre température si vous vous sentez fiévreux·se ou si vous avez des frissons. Au-delà de 38°C, appelez sans attendre.

Votre immunité peut être affaiblie, et une infection peut s’installer vite.

Douleurs intenses ou inhabituelles.

Une douleur qui ne passe pas avec les antalgiques habituels, qui s’aggrave, ou qui apparaît brutalement : signalez-la. Surtout si elle est localisée (poitrine, ventre, membre).

Vomissements ou diarrhées qui durent.

Si vous ne parvenez pas à garder les liquides, si ça dure plus de 24 heures, ou si vous vous sentez très faible : contactez l’équipe. La déshydratation peut s’installer rapidement.

Saignements inhabituels.

Saignements de nez qui ne s’arrêtent pas, sang dans les urines ou les selles, bleus qui apparaissent sans coup : signalez-le. Même si ça vous semble mineur.

Essoufflement, malaise, vertiges.

Difficulté à respirer, sensation d’oppression, vertiges importants, malaise général : ne restez pas seul·e. Appelez ou faites-vous accompagner aux urgences si besoin.

Gonflement, rougeur, chaleur localisée.

Au niveau d’un bras, d’une jambe, de la zone opérée, ou autour d’un cathéter : ça peut être le signe d’une infection ou d’une inflammation. Faites vérifier.

Réaction cutanée importante.

Éruption étendue, démangeaisons intenses, peau qui pèle ou qui brûle : contactez l’équipe. Certains traitements peuvent provoquer des réactions allergiques ou des irritations sévères.

Changement brutal de moral ou d’état général.

Angoisses très fortes, idées noires, sentiment d’épuisement total : ce sont aussi des signaux à prendre au sérieux. Votre équipe peut vous orienter vers un soutien psychologique adapté.

Ce qui peut attendre.

Mais doit quand même être signalé.

Fatigue persistante, troubles du sommeil, perte d’appétit, légers picotements, irritations cutanées modérées : vous pouvez en parler lors de votre prochain rendez-vous ou appeler la coordinatrice dans la journée.

Pas d’urgence, mais ça mérite d’être noté.

Comment préparer votre appel ?

Si vous devez appeler, avoir ces infos sous la main facilite l’échange :

  • Depuis quand le symptôme est apparu.
  • Son intensité (sur une échelle de 1 à 10 si c’est une douleur).
  • Ce qui l’atténue ou l’aggrave.
  • Les médicaments que vous avez déjà pris.
  • Votre dernière séance de traitement (date et type).
  • Toutes informations qui pourront éclairer l’équipe.

Votre coordinatrice est là.

Pour toute question, même si elle vous semble « petite ». Vous vous demandez si c’est normal ? Appelez. Vous hésitez ? Appelez. Vous avez un doute ? Appelez.

Rien n’est trop anodin. Personne ne vous jugera. Mieux vaut demander et être rassuré·e que laisser traîner un doute. C’est exactement son rôle : être là, répondre, orienter, rassurer.

Vous ne dérangez jamais.

Maintenir une vie sociale.

Trouvez un équilibre à votre mesure, à votre moment. Vous n’êtes pas obligé·e de tout arrêter. Ni de tout continuer.

Sortir quand vous en avez envie, pas par obligation.

Si vous n’avez pas la force, ce n’est pas grave. Si vous n’en avez pas envie, c’est OK aussi. Votre énergie passe en premier.

Écoutez-vous. Certains jours, vous aurez besoin de voir du monde, d’autres non. Les deux sont légitimes. Ne vous forcez pas pour faire plaisir ou pour avoir l’air « normal·e ».

Prévenez vos proches que vous pouvez annuler à la dernière minute.

Dites-le dès le départ : « Je ne sais pas comment je vais me sentir ce jour-là. Si je dois annuler, ce ne sera pas contre toi. » Ça évite la culpabilité et la pression.

Les personnes qui vous aiment comprendront. Et si elles ne comprennent pas, ce n’est pas votre problème à gérer.

Privilégiez les moments courts et choisis.

Un café de 30 minutes peut faire autant de bien qu’une soirée de 3 heures. Parfois même plus.

Vous contrôlez la durée, vous gardez de l’énergie, vous évitez l’épuisement.
Qualité avant quantité. Toujours.

Dites non sans justification.

Vous n’avez pas à expliquer pourquoi vous ne pouvez pas venir. « Je ne me sens pas la force » suffit. « Pas cette fois » aussi. « Je préfère rester chez moi » est une raison valable.

Votre temps et votre énergie vous appartiennent. Vous n’avez pas de comptes à rendre.

Parlez. Ou pas.

Vous décidez. Vous n’avez pas à raconter votre parcours à tout le monde.

Certaines personnes ont besoin de parler, de partager, de se sentir entourées. D’autres préfèrent garder leur intimité, protéger leur bulle, choisir à qui elles se confient. Les deux sont légitimes.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de gérer ça. Juste la vôtre.

Gardez un fil, même minimal.

Si vous n’avez pas la force de voir du monde, vous pouvez garder le lien autrement. Un message. Un vocal de 2 minutes. Un appel de 5 minutes en vidéo. Ça suffit pour dire « je suis là, je pense à toi ».

L’isolement total peut s’installer sans qu’on s’en rende compte. Si vous n’avez parlé à personne depuis plusieurs jours, si vous refusez systématiquement tous les contacts, c’est peut-être le moment d’en parler à votre coordinatrice ou à un·e psychologue.

Garder un fil, même fin, ça aide. Pour eux, et surtout pour vous.

Sommeil et repos.

Les traitements peuvent perturber votre sommeil. Anxiété, effets secondaires, douleurs… Les causes sont multiples.

Créez un rituel apaisant.

Une tisane, une lumière tamisée, un moment de lecture ou de respiration… Trouvez votre routine, celle qui vous calme et vous prépare à la nuit.

Horaires réguliers.

Même si c’est difficile, essayez de vous coucher et de vous lever à heures fixes. Cela aide votre corps à retrouver un rythme.

Évitez les écrans avant le coucher.

La lumière bleue perturbe l’endormissement. Privilégiez un livre, une musique douce, une méditation guidée.

Si les troubles persistent.

Parlez-en à votre équipe. Des solutions existent : relaxation, mélatonine, accompagnement spécifique.

Alimentation adaptée
et hydratation.

Le goût change, l’appétit aussi. Certains aliments deviennent difficiles à avaler. C’est temporaire, même si c’est perturbant.

Faites simple.

Privilégiez les aliments faciles à digérer : compotes, purées, bouillons, œufs mollets, yaourts nature. Ne vous forcez pas, mais essayez de manger un peu régulièrement.

Fractionnez les repas si l’appétit est bas.

Trois repas classiques peuvent devenir six petites collations dans la journée. C’est tout aussi bien. L’essentiel est de nourrir votre corps, même en petites quantités.

Buvez régulièrement, même par petites gorgées.

L’eau, les tisanes, les bouillons comptent aussi. Gardez une bouteille près de vous pour y penser naturellement. L’hydratation aide votre corps à éliminer les traitements.

Ajustez selon vos sensations.

Si certains goûts ou odeurs vous dérangent, testez des alternatives. Texture, température, présentation… Ce que vous aimez peut évoluer, et c’est normal. Le froid passe souvent mieux que le chaud en cas de nausées.

En cas de nausées persistantes.

Privilégiez les aliments fades (riz, pain grillé, banane), évitez les plats gras ou trop épicés. Le gingembre et la menthe peuvent aider. Si les nausées deviennent trop difficiles à gérer, parlez-en à votre équipe.

Et si l’appétit disparaît complètement ?

Une diététicienne peut vous accompagner pour adapter votre alimentation. N’attendez pas de perdre trop de poids pour en parler.

Soins du corps
et effets secondaires.

Certains traitements fragilisent la peau, les ongles, les cheveux. Quelques gestes simples les protègent.

La peau

Hydratez avec des soins doux.

Au moins une à deux fois par jour, utilisez des produits sans parfum, hypoallergéniques. Évitez les produits alcoolisés ou trop abrasifs.

Habillez-vous avec des textiles souples.

Coton, lin, matières douces qui limitent les frottements. Évitez les élastiques trop serrés et les coutures irritantes.

Protection solaire renforcée.

Même en hiver, même par temps couvert. Votre peau est plus sensible. Indice 50, chapeau, vêtements couvrants. Et si possible, évitez l’exposition directe.

Douches tièdes plutôt que chaudes.

L’eau trop chaude dessèche la peau. Limitez aussi la durée de la douche, séchez en tamponnant doucement.

Les cheveux et le cuir chevelu

Si la perte des cheveux est annoncée.

Couper court avant peut aider psychologiquement. Vous pouvez aussi choisir une perruque en avance (remboursée sur prescription). Foulards, turbans, bonnets : explorez ce qui vous plaît.

Pendant la chute.

Taie d’oreiller en soie ou satin pour limiter l’irritation. Protégez votre crâne du froid et du soleil. Même sans cheveux, hydrater votre cuir chevelu reste important. Utilisez un sérum doux ou une huile adaptée.

L’essentiel.

Faites comme vous le sentez. Perruque, foulard, crâne nu : c’est votre choix, votre rythme. Vous n’avez rien à prouver à personne.

Les mains et les ongles

Protégez vos mains.

Portez des gants (coton ou vinyle) pour le ménage, le jardinage, tout contact avec l’eau et les détergents. Cela limite les risques d’infection.

Vous pouvez porter des moufles et des chaussettes réfrigérantes pendant la perfusion de chimiothérapie. Le froid réduit l’afflux sanguin vers les extrémités, limitant ainsi l’impact du traitement sur les ongles.

Hydratez quotidiennement.

Appliquez une crème hydratante après chaque lavage de mains, et massez vos mains et pieds tous les jours avec un soin nourrissant.

Ajoutez une huile ou une crème nourrissante pour renforcer les ongles et hydrater les cuticules.

Gardez les ongles courts.

Limez-les plutôt que de les couper (moins de risque de casse).

Conservez-les droits, ni trop courts ni trop longs. Cela limite les risques d’infection et protège des chocs du quotidien.

Évitez vernis semi-permanents et faux ongles.

Les colles et produits chimiques fragilisent davantage des ongles déjà sensibles. Évitez aussi les manucures semi-permanentes. Utilisez un vernis ou un sérum au silicium pour renforcer la structure de l’ongle et le protéger des agressions.

La bouche

Baume à lèvres nourrissant.

À appliquer plusieurs fois par jour pour éviter les gerçures. Préférez un baume hypoallergénique.

Bains de bouche doux.

Si votre bouche est irritée, utilisez des bains de bouche sans alcool ou à base de bicarbonate.

Évitez les aliments acides, épicés ou trop chauds.

Brossage délicat.

Utilisez une brosse à dents souple pour ne pas agresser vos gencives.

Hydratation et glaçage.

Buvez de l’eau tout au long de la journée par petites gorgées. Une bouche bien hydratée cicatrise mieux et limite les irritations.

Pendant la perfusion de chimio, sucez des glaçons ou des glaces : le froid réduit l’afflux sanguin dans la bouche et protège les muqueuses.

Les muqueuses intimes

Hydratation quotidienne.

Les traitements peuvent aussi affecter la zone vaginale et vulvaire : sécheresse, irritations, inconfort. C’est fréquent, et ça se traite.

Appliquez chaque jour des gels ou crèmes hydratantes spécifiques pour la zone intime, à base d’acide hyaluronique. En gel externe (vulve) ou en ovules internes (vagin).

Toilette adaptée.

Utilisez des produits doux, sans parfum, avec un pH neutre ou légèrement acide. Évitez les savons agressifs et les lingettes parfumées

Probiotiques intimes.

En ovules ou en gélules, ils aident à rééquilibrer la flore vaginale fragilisée et réduisent les risques d’infections. À utiliser en cure régulière.

Solutions médicales.

Si ces soins de base ne suffisent pas, parlez-en à votre oncologue, votre gynécologue ou votre coordinatrice. Des solutions existent : injections d’acide hyaluronique, laser vaginal, traitements locaux adaptés à votre situation.

Activité sexuelle douce.

Maintenir une activité sexuelle (avec pénétration ou non) aide à préserver l’élasticité des tissus. Allez-y à votre rythme, sans pression. Les préliminaires prolongés facilitent le confort.

Lubrifiants à base d’eau.

Si vous avez une activité sexuelle, les lubrifiants à base d’eau facilitent le confort. L’huile de coco bio (première pression à froid) est aussi une option naturelle.

Sexualité et intimité.

Les traitements peuvent impacter le désir, la lubrification, le confort.
Ça se dit, ça se gère, ça se traverse.

En parler avec votre partenaire, à votre rythme.

Dire ce qui change dans votre corps. Ce qui est difficile. Ce qui fait mal ou ce qui ne va plus. Expliquer ce dont vous avez besoin : plus de douceur, plus de temps, moins de pression.

Votre partenaire ne devine pas tout. Lui donner des mots, c’est déjà créer un espace pour vous retrouver autrement. La communication reste la clé, même si elle demande du courage.

Consulter un·e sexologue si besoin.

Vous n’êtes pas obligé·e de traverser ça seul·e. Un·e sexologue peut vous aider à démêler ce qui se joue : fatigue, douleur, peur, changement d’image, perte de désir.

Il ou elle peut vous proposer des pistes concrètes, adaptées à votre situation et à votre parcours de soin. L’Institut du Sein propose des entretiens avec des sexologues spécialisé·es en oncologie. Renseignez-vous auprès de votre coordinatrice.

Adapter les moments et les pratiques.

Votre corps change, vos envies aussi. Les caresses restent. Les baisers aussi. La tendresse, la proximité, les mots doux. Explorez d’autres formes de plaisir, d’autres façons de vous sentir proche.

L’intimité ne passe pas forcément par la pénétration. Elle se réinvente, elle se module. Donnez-vous le temps de découvrir ce qui vous fait du bien maintenant.

Se rappeler que c’est temporaire.

Pour beaucoup de personnes, ces effets s’atténuent après les traitements. Le désir revient. La lubrification aussi. Le corps se réhabitue. Ça peut prendre du temps, mais ça revient.

En attendant, soyez indulgent·e avec vous-même. Ce n’est pas un échec, c’est un passage.

L’intimité ne se résume pas à la sexualité.

Tendresse, complicité, présence. Se blottir contre quelqu’un. Tenir une main. Rire ensemble. Regarder un film collé·e·s. Recevoir un massage. Tout ça, c’est de l’intimité aussi.

l n’y a pas de norme, pas de performance à atteindre. Juste ce qui vous fait du bien, là, maintenant.

Quand les mots deviennent clairs.

Ce qu’on ne comprend pas fait souvent plus peur.

On vous parle d’IRM, de repérage, de ganglion sentinelle… Ce lexique vous aide à poser des mots sur ce que vous vivez. Sans détour, sans jargon. Juste pour y voir plus clair.

À tout moment, vous pouvez venir chercher ce dont vous avez besoin.

À votre rythme, selon votre réalité. Sans jugement, sans pression.

Que vous ayez besoin d’un rendez-vous, d’une information ou simplement d’une écoute, nous sommes là.