" Kinésithérapie "

La kinésithérapie après votre chirurgie

Votre kinésithérapeute vous accompagne à chaque étape de votre parcours de soin, dès le lendemain de votre opération.

Pourquoi la kinésithérapie est-elle importante ?

L’intervention chirurgicale que vous venez de subir peut entraîner deux risques principaux :

Un enraidissement de l’épaule.
Votre épaule peut perdre en mobilité, ce qui limite certains gestes du quotidien (lever le bras, vous coiffer, attraper un objet en hauteur…).

Un lymphœdème (ou « gros bras »).
C’est un gonflement du bras qui peut survenir dans environ 20 % des cas, généralement dans les deux ans suivant un curage axillaire. Il est dû à une accumulation de lymphe quand le système lymphatique a été perturbé par la chirurgie.

La kinésithérapie permet de prévenir ces complications et de retrouver progressivement votre mobilité.

Comment ça se passe concrètement ?

Votre kinésithérapeute vous propose des exercices simples, doux, progressifs et non douloureux. L’objectif est de retrouver de la souplesse sans forcer, à votre rythme.

Les exercices dès le lendemain de l’opération

Dès le lendemain de votre intervention, votre kinésithérapeute vous montre des mouvements à effectuer quotidiennement pour maintenir votre mobilité :

  • Petits cercles d’épaules (vers l’avant et vers l’arrière).
  • Mobilisations douces du cou.
  • Élévations progressives du bras vers l’avant.
  • Contractions des muscles fixateurs des omoplates (pour stabiliser votre épaule).
  • Mouvements de la main, du menton, de la bouche et de la tête.

Important : ces exercices ne doivent jamais être douloureux. Si vous ressentez une douleur, signalez-le à votre kinésithérapeute pour adapter les mouvements.

Les autres soins possibles

Selon votre situation, votre kinésithérapeute peut également vous proposer :

Exercices respiratoires.
Ils aident votre corps à mieux récupérer et à se détendre.

Massages décontracturants.
Ciblés sur votre épaule et la région cervicale, ils soulagent les tensions musculaires.

Soins de cicatrice.
Des massages spécifiques pour assouplir votre cicatrice et éviter qu’elle ne tire ou ne limite vos mouvements.

Le lymphœdème, comment le surveiller ?

Il est essentiel de surveiller l’apparition d’un éventuel lymphœdème au niveau de votre bras.

Les signes à repérer :

  • Sensation de lourdeur dans le bras.
  • Gonflement du bras, de la main ou des doigts.
  • Peau tendue ou brillante.
  • Vêtements ou bijoux qui serrent plus qu’avant.

Si un lymphœdème apparaît, il peut être pris en charge grâce au Drainage Lymphatique Manuel (DLM). C’est une technique de massage spécifique pratiquée par votre kinésithérapeute, qui aide à faire circuler la lymphe et à réduire le gonflement.

Plus il est détecté tôt, mieux il se traite. N’hésitez pas à signaler tout changement à votre kinésithérapeute ou à votre coordinatrice de parcours.

L’activité physique, mode d’emploi.

Il est fortement recommandé de pratiquer une activité physique régulière après votre chirurgie. Bouger aide votre corps à récupérer, à retrouver de la force et à réduire la fatigue.

Ce que vous pouvez faire :

  • Marche.
  • Natation (après cicatrisation complète).
  • Yoga doux.
  • Vélo.
  • Activités douces recommandées par votre kinésithérapeute.

Ce qu’il faut éviter :

  • Exercices de musculation intense du côté opéré.
  • Port de charges lourdes (sacs, courses, valises).
  • Mouvements brusques ou répétitifs du bras.

Votre kinésithérapeute vous conseille sur les activités les plus adaptées à votre situation et à votre rythme de récupération.

À retenir

Souplesse et confort : deux mots clés pour préserver la mobilité de votre épaule et de votre bras.

La kinésithérapie commence dès le lendemain de votre opération et vous accompagne sur le long terme. Les exercices quotidiens sont simples, doux et efficaces. Ils vous aident à retrouver votre autonomie progressivement, sans forcer.

Des questions ? Une gêne ? Une inquiétude ?

Contactez votre coordinatrice de parcours. Elle est là pour vous accompagner, répondre à vos questions et vous orienter vers les bons interlocuteurs.